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LE PROGRAMME de formation

Les études sur la pleine conscience sont le plus souvent basées sur le programme MBSR, réduction du stress basée sur Mindfulness : 8 séances de 2h30 (dont une consacrée au yoga) avec 5 exercices de pleine conscience issus du bouddhisme. Ce protocole, initialement nommé « Réduction du stress et Relaxation », date de 1979 (4 ans après la parution de « self-regulation of pain » de Melzack et Perry).

Depuis 1979 ont émergé

• La 3° vague des thérapies cognitives, dite « émotionnelle », donc très axée sur la régulation des émotions, avec ses applications pour la douleur, « expérience sensorielle et émotionnelle désagréable… ».

• Des études détaillant le fonctionnement psychologique en cours de méditation (par exemple la décentration*, la non réification, la non identification à l’expérience…) et ses répercussions physiologiques (par exemple sur le système végétatif ou sur la variabilité cardiaque).

• La neuro-imagerie fonctionnelle, permettant de connaitre la zone du cerveau activée selon le type de méditation, et les modifications structurelles à court et long termes.

• De nombreuses recherches scientifiques multidirectionnelles axées sur les douleurs et les neurosciences contemplatives.

La prise en compte de ces recherches récentes et des retours de pratique avec de nombreux patients souffrant de douleurs chroniques, nous (algologues et psychologues) ont conduits à élaborer et proposer des protocoles d’entraînement intensif à la méditation, destinés à réduire l’intensité des douleurs et des souffrances associées.

  • Le cadre théorique

    Les exercices de méditation spécifiques aux douleurs chroniques permettent de rétablir la balance sympathique/parasympathique et d’augmenter la variabilité cardiaque (VFC). Si l’intensité des sensations est ainsi diminuée, les stratégies de régulation émotionnelle et les fonctions exécutives sont optimisées, permettant en retour de mieux appréhender le ressenti douloureux. Les propriétés anti-inflammatoires du nerf vague sont également activées. Outre certains exercices méditatifs "classiques" basés sur (...)

  • Acceptation versus résignation

    Un des mots-clés de la méditation est précisément l’acceptation de ce qu’on ne peut pas changer, suivie du lâcher-prise. Arrêter de s’évertuer à vouloir changer une expérience sans issue, ne rien faire, est parfois la meilleure solution pour sortir d’une impasse, qu’elle soit émotionnelle, sensorielle, ou psychologique : Emotionnelle : Une stratégie de suppression des émotions (par exemple, essayer de ne pas l’exprimer sur son visage) est peu efficace, et aboutit à long terme à une augmentation de cette (...)

  • Stimulation du parasympathique

    Le système nerveux végétatif se divise entre systèmes, sympathique et parasympathique. 1. La composante sympathique prépare à l’activité physique, voire intellectuelle, et potentialise les réponses de fuite et de lutte : elle accélère le rythme cardiorespiratoire, augmente la pression artérielle, dilate les bronches et les pupilles, et diminue l’activité digestive. Adrénaline et noradrénaline sont à la manœuvre. 2. La composante parasympathique ralentit ce que la sympathique a accéléré, et favorise la (...)

  • Décentration, thérapie métacognitive

    La décentration peut recouvrir plusieurs termes : métacognition, conscience détachée, re-perception, ou encore méta-conscience. Le préfixe meta notifiant un changement, un dépassement, une mise à distance, nous observons nos pensées, nos sensations et nos émotions, comme si elles émanaient d’une autre personne, et donc sans nous y identifier. Il s’agit de prendre davantage conscience de leur processus, de leur « contenant », que de leur contenu. Par exemple, au lieu de penser « je suis en colère », je (...)

  • Douleur et inflammation

    L’inflammation chronique est de plus en plus évoquée dans de nombreuses pathologies : la sclérose en plaques, le diabète de type 2, la goutte, l’endométriose, l’obésité, les troubles cardio-vasculaires, neurodégénératifs ou encore allergiques, les MICI (Crohn et rectocolite hémorragique), et bien sûr les douleurs inflammatoires. Un groupe de recherches (Bäckryd 2017) a montré la présence élevée de cytokines dans le liquide céphalorachidien de personnes atteintes de fibromyalgie, suggérant une inflammation du (...)